Comment retrouver le sommeil quand la tête ne s’arrête jamais ?
- Quand le sommeil devient un combat
- Nuits agitées, pensées envahissantes et hypervigilance
- Le paradoxe des efforts pour dormir : quand les solutions entretiennent l’insomnie
- Les troubles du sommeil : à propos, comment ça marche ?
- Quand la tête ne s’arrête jamais : qu’est-ce qui se joue ?
- Quand les ruminations mentales empêchent l’endormissement
- « Hyperactivation du système nerveux » et état de vigilance nocturne
- Quand l’insomnie s’installe et se renforce
- Anxiété, stress chronique et facteurs aggravants du sommeil
- Le cercle vicieux du contrôle et du réveil nocturne
- Les tentatives de solution qui entretiennent le trouble du sommeil
- Les tentatives de solutions à l’oeuvre
- Quelles stratégies sont à l’œuvre ?
- Sortir des stratégies qui entretiennent l’insomnie
- Évitement du lit et focalisation : deux réponses qui renforcent l’angoisse
- La thérapie brève : une approche pragmatique orientée changement
- Modifier le fonctionnement pour réintroduire du sommeil
- Transformer la relation au sommeil plutôt que chercher à l’imposer
- Ajuster les rituels du soir pour désamorcer le cercle vicieux
- Redonner une place centrale au corps et à ses signaux
- Retrouver un équilibre intérieur : au-delà du sommeil
- A lire aussi :

L’insomnie et les troubles du sommeil ne se résument pas à un simple manque de repos. Ces troubles impactent profondément la santé physique, psychique et la qualité de notre vie quotidienne. Difficultés d’endormissement, éveils nocturnes ou fatigue persistante traduisent souvent un déséquilibre plus global qu’il est pertinent d’explorer en thérapie brève. Lorsque les troubles du sommeil s’installent, que se joue-t-il au niveau de nos émotions et de nos pensées, parfois aussi accompagné de symptômes physiques qui peinent à s’apaiser et trouvent un écho particulier la nuit ?
Quand le sommeil devient un combat
Nuits agitées, pensées envahissantes et hypervigilance
Si pour vous, la nuit devient le moment où la tête « continue à mouliner sur un tas de sujets ». Et la journée, le moment où la tête a dû mal à rassembler ses idées ! Souvent, après une brève période de sommeil, l’éveil survient et les pensées s’enchaînent sans arriver à se rendormir. L’anticipation peut également prendre le dessus et le corps reste en état d’alerte. Ces ruminations sont fréquemment alimentées par des facteurs multiples comme le stress, l’anxiété ou une hypervigilance installée dans la durée notamment, rendant le lâcher-prise difficile au moment du coucher, mais aussi pendant la nuit, et renforçant parfois la crainte d’une maladie liée au manque de sommeil.
Le paradoxe des efforts pour dormir : quand les solutions entretiennent l’insomnie
Dans ce contexte, les efforts pour retrouver le sommeil renforcent le problème. Cet aspect paradoxal dans la démarche du client maintient le problème ! Chercher à contrôler l’endormissement, surveiller ce qui se passe chaque nuit ou multiplier les stratégies pour arriver à trouver le sommeil, crée souvent l’inverse, c’est-à-dire rester éveillé ! Mon approche orientée thérapie brève propose de porter l’attention sur les tentatives de solution mises en place par la personne qui consulte, celles qui entretiennent — voire aggravent — les difficultés à dormir, afin de favoriser un changement plus ajusté. Les peurs s’installent : perdre sa santé, avoir un rythme de vie ératique, n’être plus en capacité de récupérer. La question se pose donc : comment retrouver un équilibre intérieur ?
Les troubles du sommeil : à propos, comment ça marche ?
De nombreux symptômes peuvent apparaître quand le sommeil ne vient pas
Un trouble ou plusieurs difficultés à trouver le sommeil font partie des expériences courantes rencontrées chez les patients — enfants, adolescents et adultes — lorsque leur organisme est soumis à un niveau de tension prolongé. Dans le cours de la vie, à certaines périodes plus exigeantes ou fragilisantes, des symptômes multiples peuvent apparaître. Stress, pensées persistantes ou état de vigilance accru : tous ces facteurs peuvent parfois s’installer en syndrome de tension globale, rendant l’endormissement plus difficile ou fragmentant les nuits, et favorisant des somnolences au cours de la journée. Dans de nombreux cas, le trouble du sommeil apparaît alors comme une réponse naturelle de l’organisme à un contexte tendu ou à une période de vie difficile pour la personne qui consulte.
Des signaux à écouter
Distinguer les difficultés liées à un événement ponctuel ou à une phase de vie de celles qui s’inscrivent dans la durée et altèrent la santé constitue un indicateur important dans le travail thérapeutique. Lorsque, au fil du temps et malgré le retour à des conditions plus favorables, le sommeil reste irrégulier, cela indique que la personne — souvent un adulte pris dans de fortes contraintes — a du mal à se réguler et peine à retrouver un ajustement satisfaisant. Les troubles du sommeil sont alors à considérer comme des signaux à écouter plutôt que comme un problème isolé à faire disparaître.
Dans cette perspective, le sommeil remplit une fonction utile : il agit comme un indicateur du fonctionnement global de l’individu, de son rythme et de sa santé, sur le plan émotionnel, des pensées et corporel. Les troubles du sommeil s’inscrivent fréquemment dans une perte d’équilibre intérieur et de rythme de vie plus large, invitant à porter attention à l’ensemble du système plutôt qu’au seul symptôme, notamment chez les adultes confrontés à des exigences prolongées au cours de leur parcours personnel ou professionnel.
Quand la tête ne s’arrête jamais : qu’est-ce qui se joue ?
Quand les ruminations mentales empêchent l’endormissement
Lorsque le sommeil tarde à venir, ce n’est pas le corps qui lutte contre la fatigue, mais le plus souvent les pensées qui tournent en boucle. Les ruminations mentales — pensées répétitives, scénarios anticipés, analyse excessive — envahissent l’esprit au moment même où le cerveau devrait ralentir, compromettant le passage vers le sommeil. Ces mécanismes perturbent le rôle naturel du repos et interfèrent avec le cycle circadien (rythme biologique de 24h du corps), dont la fonction est précisément d’alterner veille et sommeil. S’ajoute à cela une forme d’hyper-contrôle mental : se forcer à « éteindre » ses pensées intrusives ou à provoquer l’endormissement du corps, ce qui maintient paradoxalement l’inverse, c’est-à-dire les troubles du sommeil.
« Hyperactivation du système nerveux » et état de vigilance nocturne
De manière générale, lorsque vous consultez un médecin pour régler un problème d’insomnie, vous entendez souvent que c’est votre activité mentale soutenue qui provoque vos difficultés d’endormissement. En effet, les scientifiques expliquent qu’une activation très élevée du système nerveux sympathique peut être responsable des réactions de vigilance et de stress. Le corps reste alors en pleine activité : rythme cardiaque plus élevé, respiration superficielle, tensions musculaires, parfois accompagnées d’une sensation d’inconfort ou d’impatience dans les jambes. Cet état d’hyperéveil empêche le cycle circadien de jouer pleinement son rôle régulateur, ce qui altère la qualité du repos et rend le lâcher-prise quasi impossible.
Quand l’insomnie s’installe et se renforce
Anxiété, stress chronique et facteurs aggravants du sommeil
D’autres facteurs aggravants s’y ajoutent : l’anxiété et le stress chronique qui, lorsqu’ils s’installent dans la durée, maintiennent l’organisme dans un état de vigilance permanent. Chez certains de mes clients, des expériences passées difficiles ou un stress post-traumatique peuvent renforcer ces épisodes et altérer durablement la qualité des nuits. Le silence et l’immobilité favorisent également l’émergence des pensées intrusives. Sans compter certains symptômes corporels qui s’installent tels que maux de tête, maux de ventre, douleurs dans le corps ou tensions dans les jambes, souvent rapportés lors des consultations médicales ou thérapeutiques. À terme, cette situation affecte le rôle du sommeil dans l’équilibre global et désynchronise le cycle circadien, contribuant à l’installation durable de l’insomnie.
Le cercle vicieux du contrôle et du réveil nocturne
Un cercle vicieux s’installe alors : plus on surveille son sommeil et sa qualité en cherchant à les contrôler, plus l’état d’éveil augmente. La nuit blanche semble alors inévitable et le lit devient un lieu de tension, associé à l’effort et à l’échec plutôt qu’au repos. Même après un passage chez le médecin, lorsque la focalisation reste centrée sur la performance du sommeil, ces mécanismes persistent. Comprendre ces interactions constitue une étape clé pour sortir de cette spirale.
Les tentatives de solution qui entretiennent le trouble du sommeil
Les tentatives de solutions à l’oeuvre
Face à l’insomnie, vous mettez en place des tentatives de solution qui, pour l’aspect paradoxal, contribuent à maintenir le trouble du sommeil, voire à l’aggraver. Forcer le sommeil n’est pas possible. Plus encore, se contraindre à dormir, surveiller l’heure de manière répétée ou compter anxieusement les heures restantes avant le réveil transforme le coucher en un véritable « cauchemar éveillé ». Le sommeil, phénomène spontané, devient alors un but à atteindre, parfois vécu comme l’enjeu d’une maladie à combattre, mobilisant une énergie importante et de multiples stratégies infructueuses.
Quelles stratégies sont à l’œuvre ?
Celles qui visent le contrôle — l’auto-surveillance de la moindre sensation corporelle — et qui participent à la constitution d’un véritable syndrome de vigilance nocturne, renforçant l’idée que dormir est un problème à résoudre activement. S’y ajoutent les stratégies de bien-être : techniques successives de relaxation, de méditation, de cohérence cardiaque, etc., qui peuvent à leur tour tourner à l’obsession. Quelles que soient les stratégies choisies, elles entretiennent l’attention portée au symptôme et renforcent la perception de l’insomnie comme une maladie, empêchant le lâcher-prise nécessaire à l’endormissement.
Sortir des stratégies qui entretiennent l’insomnie
Évitement du lit et focalisation : deux réponses qui renforcent l’angoisse
Certaines personnes finissent par éviter le lit par crainte de ne pas dormir, tandis que d’autres s’y allongent très tôt, dans une hyperfocalisation sur le moment du coucher. Ces deux stratégies opposées ont un point commun : elles renforcent l’association entre le lit et l’angoisse.
La thérapie brève : une approche pragmatique orientée changement
En thérapie brève, le symptôme persiste précisément parce que les solutions tentées visent à le contrôler ou à l’éviter. Plus on cherche à éliminer l’insomnie, parfois avec des traitements médicaux ciblés, plus on lui donne de place, contribuant ainsi à son installation durable.
En tant que thérapeute bref systémique et stratégique, je propose un cadre thérapeutique, clair et rassurant, un travail centré sur ici et maintenant. Nous nous concentrons sur ce qui maintient chez vous la difficulté aujourd’hui, plutôt que sur son origine. La durée limitée et l’approche pragmatique permettent d’obtenir des changements observables rapidement. Si vous avez tout essayé et que vous ne trouvez toujours pas le sommeil, je vous invite à me contacter pour venir en séance au cabinet, dans le 16ème arrondissement de Paris ou en téléconsultation, c’est déjà une première étape vers un changement.
Modifier le fonctionnement pour réintroduire du sommeil
Transformer la relation au sommeil plutôt que chercher à l’imposer
A ce stade, nous voyons bien que l’enjeu n’est pas tant de forcer l’endormissement – chose qui ne marche pas – mais de transformer la relation que le patient entretient avec le sommeil. En tant que thérapeute, j’observe le cercle vicieux qui s’est mis en place, c’est-à-dire, plus l’endormissement est recherché comme un objectif à atteindre, plus il se dérobe. Comment alors déplace-t-on l’attention ?
Ajuster les rituels du soir pour désamorcer le cercle vicieux
Des modifications ou ajustements ciblés selon la personne sont introduits dans les perceptions et les comportements du soir. On agit moins sur la quantité de sommeil que sur le contexte qui l’entoure : les rituels, l’attente, l’anticipation. En modifiant légèrement ces paramètres, on casse le cercle vicieux. Ainsi la vigilance et des tentatives d’endormissement infructueuses disparaissent progressivement pour une qualité de sommeil retrouvé.
Redonner une place centrale au corps et à ses signaux
Là, j’apporte une attention toute particulière pour redonner une place centrale au corps, souvent relégué derrière une activité mentale en surchauffe. Plutôt que de lutter contre les pensées, j’je vous amène à observer les signaux corporels, à respecter ses rythmes, et à accepter les états de veille comme faisant partie d’un processus plus global ayant une fonction utile.
Enfin, avec l’aspect paradoxal, l’objectif n’est pas que vous ‘dormez bien”, mais que vous retrouviez une marge de manœuvre progressive. En renonçant à l’exigence de résultat immédiat, vous vous réappropriez un sentiment de liberté, condition essentielle pour que le sommeil puisse, à nouveau, s’installer naturellement pour une nuit plus paisible.
Retrouver un équilibre intérieur : au-delà du sommeil
En conclusion, la citation Jorge Luis Borges illustre bien mon propos : “Le sommeil, on le sait bien, est le plus secret de nos actes.” Le sommeil constitue souvent un point d’entrée privilégié vers une régulation plus globale. Une bonne nuit de sommeil permet de retrouver un équilibre intérieur qui touche à la fois nos pensées et nos émotions.
En travaillant sur la manière dont vous fonctionnez pendant la nuit, je comprends mieux l’ensemble de vos équilibres émotionnels, physiologiques et mentaux. Le travail thérapeutique ne vise pas tant la suppression d’un symptôme isolé, mais l’accompagnement d’un changement de fonctionnement plus large et plus souple dans la journée comme dans la nuit.
Si vous souhaitez engager ce travail et amorcer un changement durable dans votre relation au sommeil, je vous invite à me contacter pour un premier échange. Vous bénéficiez d’une 15 minutes offerts afin de voir ensemble si nous commençons la thérapie.
A lire aussi :
- Les clés pour gérer une surcharge mentale au quotidien
- Créer un rituel personnel de calme intérieur
- Les bases d’une hygiène émotionnelle durable
COORDONNÉES
Contactez-moi
Certifications
& Méthode reconnue
Approche structurée
& orientée changement
Cadre bienveillant
& confidentiel
En cabinet ou à distance
en visioconférence