
« J’suis accro, j’peux pas m’en passer »
Addictions, dépendances, habitudes incontrôlables… Beaucoup de personnes se reconnaissent dans cette phrase. Qu’il s’agisse d’alcool, de drogues, de travail, d’écrans, de sucre ou d’autres comportements, l’addiction n’est pas un manque de volonté. C’est une tentative de solution qui a fini par devenir le problème. Différentes techniques existent qui ont toutes la même intention : soulager la douleur et reprendre les rênes de sa vie pro et perso. Je suis Nathalie Touzain et je suis praticienne en thérapie brève et hypnose conversationnelle à Paris 16, en cabinet et en téléconsultation. Je propose une approche simple, humaine et pragmatique pour comprendre comment fonctionne l’addiction, pourquoi elle s’installe, et surtout comment commencer à en sortir, sans culpabilité ni injonctions irréalistes.
L’addiction autrement, quelques explications
A quoi sert l’addiction ?
L’addiction n’est pas seulement liée à un produit ou à un comportement. Elle s’installe lorsqu’une solution devient indispensable pour tenir, soulager, anesthésier ou se sentir exister. Au départ, elle aide. Puis, progressivement, elle enferme.
Dans beaucoup de situations, l’addiction sert à :
- calmer une tension émotionnelle,
- faire taire une angoisse,
- tenir un rythme trop élevé,
- combler un vide,
- éviter une difficulté plus profonde.
Ce n’est donc pas « l’addiction » qu’il faut combattre de front, mais comment elle fonctionne pour vous dans votre vie, quelle est sa fonction utile.
Pourquoi arrêter est si difficile ?
Dire à quelqu’un d’addict d’« arrêter » revient souvent à lui demander de renoncer à ce qui lui permet encore de tenir. Plus on force le contrôle, plus le comportement se maintient, voire parfois même s’aggrave.
Les tentatives de solution classiques — se promettre d’arrêter, se contrôler davantage, culpabiliser, se comparer — produisent souvent l’effet inverse. Cela ne fonctionne pas et cela renforce le sentiment d’échec. Sortir d’une addiction ne commence donc pas par la contrainte, mais par un changement. pour casser le cercle vicieux dans lequel vous êtes enfermé.
Changer par l’action, pas par la morale
Observer et vivre autre chose pour vous
Une approche efficace ne cherche pas à convaincre, mais à faire vivre une expérience différente. Le changement émerge lorsque vous commencez à faire autrement, même la plus petite chose.
Ça passe par quoi ? :
- observer un comportement sans chercher à le corriger immédiatement,
- repérer ce qui déclenche l’envie irrépressible,
- déplacer le contrôle (moins sur l’arrêt, plus sur le contexte),
- introduire une petite variation là où tout était automatique.
Ces micro-changements redonnent une marge de manœuvre et brisent progressivement le sentiment d’impuissance.
Addictions et vie professionnelle : un lien fréquent
Faire un lien avec le stress du professionnel
De nombreuses addictions sont étroitement liées au fonctionnement professionnel. Cela vous parle ? Avez-vous déjà fait le lien ? Le travail peut devenir un refuge, un anesthésiant ou une preuve d’existence. À l’inverse, l’alcool ou les drogues peuvent servir à récupérer, décompresser ou supporter une pression constante. Certaines problématiques spécifiques peuvent également être explorées plus en détail :
Comprendre qu’il n’y a pas que le travail
Travailler sans relâche n’est pas toujours un signe d’ambition ou de passion : c’est parfois une stratégie de survie. Dans une lecture systémique, l’hyper-investissement professionnel devient un rôle, une fonction qui permet de maintenir un équilibre fragile — reconnaissance sociale, légitimité personnelle, sentiment d’utilité. Sortir du piège du ‘je travaille trop pour exister ? Le problème n’est pas le travail en soi, mais la place qu’il occupe dans votre identité. ‘Je travaille trop pour exister’. Lorsque exister passe exclusivement par la performance, le système finit par s’épuiser. Sortir de ce piège, c’est déconstruire la croyance selon laquelle la valeur personnelle se mesure à la charge de travail. L’idée est de donner plus place à sa vie personnelle dans une recherche d’équilibre.
Des addictions aux pluriel
Alcool : un régulateur devenu envahissant
L’addiction à l’alcool peut être comprise comme une tentative de régulation émotionnelle quand vous êtes sous tension. Elle apaise, anesthésie, crée une illusion de contrôle ou de relâchement là où les ressources internes font défaut. Stratégique par nature, ce comportement répond à une fonction précise : tenir, continuer, ne pas s’effondrer. Mais lorsque l’alcool devient un pilier du système, il rigidifie les interactions, réduit les marges de manœuvre et enferme la personne dans une boucle auto-entretenue. Le travail de transformation ne consiste pas uniquement à supprimer la consommation, mais à identifier ce qu’elle permettait, et à développer de nouvelles stratégies.
La cocaïne s’inscrit souvent dans une logique de dépassement de soi-même, d’efforts élevés en continu, de toute-puissance temporaire. Avec la thérapie brève, elle peut être vue comme un accélérateur artificiel au service d’une situation déjà orientée vers la performance, la pression ou l’urgence permanente. L’Addiction drogues : cocaïne donne l’illusion d’un contrôle accru, d’une énergie infinie, tout en masquant les signaux d’alerte internes. Travailler sur cette problématique, c’est ralentir le système, questionner ce que vous vous forcez à faire à tout prix et redéfinir des modes de fonctionnement ensemble.Au-delà des addictions les plus fréquemment évoquées, d’autres formes de dépendances peuvent également être abordées en consultation, dès lors qu’elles génèrent une souffrance ou une perte de liberté pour la personne concernée.
Des addictions aux jeux d’argent et de hasard
Paris sportifs, casinos, jeux en ligne, etc. peuvent entraîner des difficultés financières, un isolement progressif et une forte culpabilité. L’accompagnement vise à identifier comment vous vous maintenez au quotidien dans ce cercle vicieux et comment nous vous aidons à en sortir.
Des addictions aux jeux vidéo
Ils concernent aussi bien les adolescents que les adultes. Lorsqu’elles deviennent envahissantes, elles peuvent impacter votre vie sociale, familiale, scolaire ou professionnelle. Un travail thérapeutique permet d’explorer ce que le jeu vient parfois compenser ou éviter chez vous, et de vous aider à vous réguler.
L’addiction au sucre
Elle est également fréquente et souvent sous-estimée. Elle peut se manifester par des compulsions alimentaires, des variations d’humeur, un rapport conflictuel à l’alimentation. L’accompagnement ne vise pas la restriction, mais consiste souvent à proposer des comportements paradoxaux pour arrêter la lutte avec soi-même.
D’autres dépendances
Elles peuvent aussi être explorées : aux écrans et aux réseaux sociaux, aux achats compulsifs, à la nourriture ou encore aux relations affectives. Ces comportements engendrent une souffrance émotionnelle ou une difficulté à réguler le stress.
Chaque accompagnement est individualisé, sans jugement, et non pathologisant.
Thérapie brève et addictions : une approche non culpabilisante et personnalisée
Du sur mesure pour vous sortir de l’addiction
Si vous en êtes là
Il n’existe pas une seule bonne manière de sortir d’une addiction. Chaque situation est unique car vous êtes unique. L’accompagnement en thérapie brève cherche à comprendre ce qui fonctionne aujourd’hui, même si cela pose problème, pour ensuite ajuster progressivement la stratégie.
Cette approche s’adresse particulièrement aux personnes qui :
- ont déjà tout essayé sans succès,
- sont bloqués dans le présent,
- ne se reconnaissent pas dans les discours moralisateurs,
- veulent une aide concrète, rapide et réaliste,
- souhaitent reprendre la main sur leur vie.
Commencer à en sortir, pas à pas
Dans une approche de thérapie brève et d’hypnose conversationnelle, l’addiction n’est jamais envisagée comme un phénomène isolé. Elle s’inscrit le plus souvent dans un déséquilibre global de fonctionnement : surcharge mentale, pression interne élevée, perte de sens, fatigue chronique ou exigences contradictoires. L’addiction apparaît alors comme une tentative – coûteuse mais logique – de solution.
Sortir des addictions ne signifie pas tout changer d’un coup. Cela commence souvent par comprendre autrement. Ce n’est pas une question de force, mais de stratégie.
Si vous vous reconnaissez dans ce fonctionnement et que vous souhaitez explorer une approche pragmatique, humaine et ajustée à votre réalité,un premier échange téléphonique offert de 15 minutes permet d’évaluer ensemble la voie la plus pertinente pour amorcer le changement.
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