
Plus fort que soi, la peur s’impose en prenant l’ascenseur. Comment faire pour sortir de cette phobie ?
Peur de l’ascenseur : se libérer des peurs avec une thérapie brève
Introduction
La peur de l’ascenseur fait partie des phobies fréquentes liées aux espaces fermés et à la perte de contrôle. Elle peut sembler irrationnelle… et pourtant, elle est bien réelle pour la personne qui la vit.
Et si le problème n’était pas seulement l’ascenseur en lui-même, mais tout ce qui se met en place pour tenter de gérer cette peur ?
Plus vous anticipez, plus votre corps s’active. Plus vous cherchez à éviter, plus la peur s’installe.
Comme dans de nombreuses phobies, ce ne sont pas uniquement les situations qui posent problème, mais les réactions qu’elles déclenchent… et surtout celles que l’on met en place pour s’en protéger… et qui ne marchent pas.
👉 L’enjeu n’est pas seulement de comprendre la peur, mais d’observer ce qui la maintient et d’y répondre autrement.
Peur de l’ascenseur : quels sont les symptômes ?
La peur de l’ascenseur peut aller d’un inconfort ponctuel à une impossibilité d’y entrer.
Les signes les plus fréquents :
- anxiété à l’idée de prendre un ascenseur
- sensation d’étouffement ou de manque d’air
- peur de rester bloqué
- accélération du rythme cardiaque, vertiges
- besoin de sortir rapidement
- évitement systématique (escaliers, détours…)
👉 Ces réactions traduisent un fonctionnement qui s’est installé, et non un manque de capacité.
Pourquoi a-t-on peur de l’ascenseur ?
La peur est souvent attribuée à l’espace fermé ou à une mauvaise expérience. Pourtant, cela n’explique pas tout.
Dans une approche issue de l’Ecole de Palo Alto la peur est envisagée comme :
👉 une tentative de solution -> une protection devenue envahissante
Elle vise à :
- éviter les sensations désagréables
- garder le contrôle
- anticiper un risque
Peur de l’ascenseur : pourquoi cela persiste ?
Ce n’est pas uniquement la situation qui maintient la peur, mais la manière d’y répondre.
Le cercle vicieux
- peur
- tentative de contrôle
- vigilance
- montée de l’anxiété
- renforcement de la peur
👉 Comme l’a montré Paul Watzlawick :
Les tentatives de solutions sont parfois le problème.
Un mécanisme que l’on retrouve dans d’autres situations
Ce fonctionnement dépasse largement la peur de l’ascenseur.
On le retrouve dans :
- la peur de conduire, où la perte de contrôle est anticipée
- la peur des transports en commun, liée à l’impossibilité de sortir ou de maîtriser l’environnement
- les difficultés liées à ce que l’on ne peut pas contrôler de son corps, lorsque les sensations deviennent envahissantes
👉 Dans toutes ces situations, le point commun est le même, un cercle vicieux :
➡️ Plus on tente de contrôler, plus le système s’emballe.
Les erreurs fréquentes face à la peur de l’ascenseur
Anticiper
Se préparer bien à l’avance, c’est déjà y être renforçant encore la peur de la peur.
Éviter
Éviter soulage dans un premier temps… mais renforce la peur dans un deuxième temps et entame la confiance en soi.
Contrôler
Surveiller chaque sensation augmente la tension.
👉 Le paradoxe est clair :
➡️ Vouloir éliminer la peur à tout prix peut la maintenir.
Quand l’attention se focalise sur soi
Dans la peur de l’ascenseur, l’attention se porte souvent sur :
- la respiration
- le cœur
- les sensations
Ce mécanisme est proche de celui observé dans la peur du regard des autres, où l’attention se centre sur soi et sur ses réactions.
👉 Plus on s’observe, plus on amplifie.
Peur de l’ascenseur : que faire concrètement ?
L’approche systémique propose un changement de direction :
👉 Ne plus lutter contre la peur, mais modifier la manière d’y répondre
Changer la relation à la peur
Observer sans chercher à supprimer immédiatement et traverser sa peur jusqu’au bout volontairement.
Sortir du contrôle
Accepter une part d’incertitude.
Faire autrement
👉 si ce que vous faites ne fonctionne pas, faites autrement
Ces peurs reposent sur une même logique
La peur de l’ascenseur s’inscrit dans un ensemble plus large de phobies et d’anxiétés :
- peur de conduire
- peur des transports en commun
- peur du regard des autres
- difficultés liées au contrôle du corps
👉 Dans tous les cas, ce sont souvent les tentatives de solution (éviter, contrôler, anticiper) qui maintiennent le problème.
Lorsque :
- l’évitement s’installe
- le quotidien est impacté
- les tentatives ne fonctionnent plus
- la souffrance est là
👉 Un accompagnement permet de sortir plus rapidement du cercle vicieux
Reprendre l’ascenseur autrement
La peur donne l’impression d’être bloqué .e.
👉 Pourtant :
➡️ ce n’est pas votre capacité qui est en cause
➡️ c’est le système (d’interactions) qui s’est rigidifié
En le modifiant, il est possible de retrouver de la liberté d’action.
Se faire accompagner
👉 Vous évitez les ascenseurs et cela impacte votre quotidien ?
Il est possible de retrouver une utilisation plus sereine sans lutter davantage contre vos réactions.
Je suis Nathalie Touzain, formée à la thérapie brève systémique et stratégique ainsi qu’à l’hypnose conversationnelle. Je vous accompagne avec des stratégies concrètes et adaptées.
Je vous propose un appel découverte de 15 minutes pour échanger sur votre situation. Vous pouvez également prendre rendez-vous via la plateforme Médoucine.
A lire aussi :
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La peur de conduire
La peur des transports en commun
Ce que je ne peux pas contrôler de mon corps
La peur du regard des autres