
On n’a pas appris à réguler ses émotions.
Parfois elles nous arrivent sans que l’on n’est rien demandé.
Comment faire quand ça déborde ?
Apprendre à vivre avec ses émotions sans se laisser envahir
Certaines émotions prennent parfois toute la place. La peur envahit le corps. La colère déborde. La tristesse submerge. Et plus la personne essaie de reprendre le contrôle, plus elle a le sentiment que cela lui échappe.
Certaines personnes disent :
« Je suis trop sensible. »
D’autres :
« Je n’arrive plus à gérer ce que je ressens. »
Très souvent, elles ont déjà essayé beaucoup de choses :
– se raisonner,
– prendre sur soi,
– éviter de craquer,
– ne rien montrer,
– faire bonne figure,
ou tenter de contrôler leurs réactions.
Mais un paradoxe finit souvent par apparaître : plus vous essayez parfois de ne plus ressentir certaines émotions, plus celles-ci semblent revenir avec intensité.
Dans une approche issue de la thérapie brève systémique et stratégique de l’École de Palo Alto, l’objectif n’est pas de supprimer les émotions.
Il s’agit plutôt d’observer comment certaines tentatives de contrôle finissent parfois par maintenir le problème dans le présent et voir comment on se sort de ce cercle vicieux. Ainsi réguler ses émotions est chose possible.
L’hypnose Ericksonienne conversationnelle peut également aider à retrouver davantage de souplesse intérieure lorsque le système émotionnel reste bloqué dans un fonctionnement d’alerte ou d’hypercontrôle.
Pourquoi certaines émotions deviennent-elles envahissantes ?
Les émotions font partie du fonctionnement humain.
La peur, la tristesse, la colère ou encore l’anxiété ne sont pas des anomalies.
Le problème apparaît souvent lorsque le cerveau considère qu’il ne faut surtout pas ressentir certaines émotions.
Certaines personnes ont appris très tôt à :
- ne pas montrer leur peur,
- retenir leurs larmes,
- éviter les conflits,
- rester fortes,
- ou contrôler leurs réactions coûte que coûte.
Au départ, ces stratégies peuvent sembler efficaces. Elles permettent parfois de continuer à avancer ou d’éviter certaines situations inconfortables.
Mais progressivement, le système émotionnel peut rester sous tension permanente.
La personne commence alors à surveiller :
- ses réactions,
- ses sensations,
- ses pensées,
- ou encore le moment où “cela risque de déborder”.
L’émotion devient alors moins un simple vécu intérieur qu’un danger à éviter.
Dans le modèle de Palo Alto, ce sont souvent ces tentatives de solutions répétées qui entretiennent le problème.
Quand le contrôle émotionnel entretient la souffrance
Face à une émotion intense, le réflexe le plus fréquent consiste souvent à vouloir reprendre immédiatement le contrôle.
Certaines personnes tentent de :
- se raisonner,
- analyser ce qu’elles ressentent,
- retenir leurs émotions,
- éviter certaines situations,
- se distraire en permanence,
- ou faire comme si “tout allait bien”.
L’intention est logique : éviter de souffrir davantage.
Cependant, plus la personne cherche à ‘ravaler’ son émotion, plus l’émotion s’invite quand ce n’est pas le moment.
Le paradoxe devient alors central : plus vous tentez de contrôler votre monde émotionnel, plus celui-ci vous envahit.
La personne reste mobilisée.
La vigilance augmente.
Le corps se tend.
Et la peur de “déborder” finit parfois par devenir plus problématique que l’émotion elle-même.
Dans l’approche systémique et stratégique, le problème n’est donc pas uniquement l’émotion ressentie. Il réside dans la relation que la personne entretient avec cette émotion aujourd’hui.
Le cercle vicieux du débordement émotionnel
Les émotions envahissantes fonctionnent souvent sous forme de cercle vicieux :
→ peur de ressentir → contrôle → tension intérieure → accumulation émotionnelle
→ débordement → perte de confiance → nouvelles peurs émotionnelles → renforcement du contrôle.
Certaines personnes passent alors beaucoup d’énergie à tenter d’éviter ce qu’elles ressentent.
Mais plus une émotion est combattue, plus le cerveau peut considérer qu’elle représente un danger important.
Le système émotionnel finit alors par perdre en souplesse et se rigidifie.
Les erreurs fréquentes face aux émotions
Vouloir gérer parfaitement ses émotions
Certaines personnes pensent qu’elles devraient toujours rester calmes, maîtrisées ou rationnelles.
Elles surveillent alors en permanence leurs réactions :
- peur de craquer,
- peur de pleurer,
- peur de se mettre en colère,
- peur d’être “trop”.
Cette hypervigilance émotionnelle non seulement entretient souvent la tension intérieure mais aussi n’est pas possible.
Éviter certaines émotions
Éviter la tristesse, la colère ou la peur peut soulager temporairement.
Mais ce qui est évité revient souvent plus fortement ensuite :
- crises émotionnelles,
- angoisse,
- fatigue,
- irritabilité,
- ou sensation d’explosion intérieure.
Tout analyser mentalement
Certaines personnes essaient de comprendre chaque émotion avant même de la ressentir.
Le mental prend alors toute la place :
– analyse,
– anticipation,
– raisonnement,
– et contrôle.
Mais parfois, plus la personne pense ses émotions, moins elle parvient à les traverser.
L’objectif n’est pas de devenir “parfaitement zen” ou de ne plus ressentir. Nous sommes humains. Les émotions continuent naturellement à exister.
L’enjeu consiste souvent davantage à retrouver une relation plus souple avec ce qui est ressenti.
Sortir progressivement de la lutte intérieure
Plus une émotion est combattue, plus elle risque de prendre de la place.
À l’inverse, lorsque la personne cesse progressivement d’entrer en guerre contre ce qu’elle ressent, le système émotionnel peut retrouver davantage de fluidité.
Traverser son émotion ou ressentir ne signifie pas perdre le contrôle.
Retrouver de la souplesse émotionnelle
Une émotion monte… puis redescend.
Le problème apparaît souvent lorsque le cerveau tente de figer, contrôler ou empêcher ce mouvement naturel.
Retrouver de la souplesse émotionnelle permet progressivement au système nerveux de ne plus fonctionner comme s’il devait continuellement éviter un danger.
Il y a moyen de
- gérer la colère
- gérer la peur et,
- gérer la tristesse… en les ressentant, et en les accueillant, comme la chose la plus normale du monde.
Ce que peut apporter l’hypnose Ericksonienne conversationnelle
L’hypnose Ericksonienne conversationnelle peut aider à :
- diminuer les automatismes de contrôle et d’évitement,
- observer ce qui se passe dans le corps associé à une ou plusieurs émotions,
- retrouver un sentiment de sécurité intérieure,
- modifier le rapport aux émotions envahissantes,
- réintroduire davantage de fluidité dans le fonctionnement émotionnel.
L’objectif n’est pas de supprimer les émotions. De toute manière, c’est impossible. Elles sont là pour nous aider au quotidien.
Il s’agit plutôt d’aider progressivement le cerveau à ne plus fonctionner comme si chaque émotion devait être immédiatement contrôlée ou neutralisée ou évitée.
Quand se faire accompagner ?
Lorsque :
- les émotions débordent régulièrement,
- l’épuisement émotionnel augmente,
- certaines émotions deviennent incontrôlables,
- le mental reste constamment en vigilance,
- les relations avec soi-même et les autres deviennent plus compliquées,
- ou que les stratégies habituelles ne fonctionnent plus,
Un accompagnement peut permettre de sortir du cercle vicieux émotionnel.
La thérapie brève systémique et stratégique ainsi que l’hypnose Ericksonienne permettent d’agir concrètement sur les mécanismes qui entretiennent aujourd’hui la souffrance émotionnelle afin de retrouver davantage d’apaisement. De plus, l’accompagnement est possible en cabinet ou à distance.
Pour en savoir plus, vous pouvez appeler sans engagement, vous avez une quinzaine de minutes offertes pour échanger sur votre problématique ou prendre rdv directement sur Médoucine.
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