
Comment gérer ses émotions, quand l’angoisse apparaît ?
Comment apaiser l’angoisse dès les premiers signes
L’angoisse peut surgir très rapidement. Un cœur qui accélère. Une sensation d’oppression. Une boule dans le ventre. Une impression de perdre le contrôle. Des pensées qui s’emballent.
Pour beaucoup la plupart d’entre nous, ces premiers signes d’angoisse déclenchent immédiatement une tentative pour reprendre le contrôle : se calmer rapidement, respirer “calmement”, comprendre ce qui se passe, se rassurer, éviter que “cela monte”, etc.
Pourtant, un paradoxe s’impose :
Plus vous essayez de faire disparaître l’angoisse, plus la peur de faire une crise augmente.
Dans une approche issue de la thérapie brève systémique et stratégique, l’objectif n’est pas uniquement de faire disparaître les symptômes, mais surtout de comprendre ce qui entretient aujourd’hui le fonctionnement anxieux afin de retrouver davantage d’apaisement et de souplesse intérieure. Réguler ses émotions est alors possible.
L’hypnose Ericksonienne conversationnelle aide le système nerveux (le corps) à sortir progressivement de cet état d’hypervigilance permanent.
Reconnaître les premiers signes de l’angoisse
Les premiers signes d’angoisse peuvent prendre différentes formes :
- accélération cardiaque,
- respiration plus courte,
- sensation d’étouffement,
- tensions musculaires,
- boule au ventre,
- vertiges,
- sensation irréelle,
- peur soudaine,
- impression de perdre le contrôle,
- pensées catastrophiques.
Certaines personnes décrivent un emballement très rapide du corps et du mental. D’autres encore ressentent surtout une montée progressive d’inquiétude ou de tension intérieure jusqu’à la crise.
Très souvent, le problème n’est pas uniquement la sensation elle-même. Le problème apparaît lorsque le cerveau interprète immédiatement ces manifestations comme un danger.
Le système d’alerte se met alors en route : surveillance, anticipation, contrôle, vigilance permanente.
Face aux premiers signes d’angoisse, les réactions sont généralement très logiques.
Vous tentez de :
- calmer rapidement ses sensations,
- vérifier que tout va bien,
- éviter la montée d’angoisse,
- contrôler sa respiration,
- analyser ce qui se passe,
- chercher à se rassurer.
L’intention est logique : retrouver de la sécurité.
Mais dans de nombreuses situations, ces tentatives de solutions finissent involontairement par maintenir l’angoisse, voire la créer.
Pourquoi ?
Parce que plus le cerveau surveille les moindres sensations, plus il considère qu’elles sont importantes ou dangereuses.
Le paradoxe devient alors central : plus vous essayez parfois de contrôler l’angoisse, plus vous augmentez les risques que la crise apparaisse.
Cela s’explique par le cerveau qui reste mobilisé et le corps qui reste lui en état d’alerte.
C’est ce que l’on appelle fréquemment la peur de la peur :
Vous ne redoutez plus uniquement les sensations, mais aussi le fait qu’elles reviennent.
Le cercle vicieux de l’angoisse
L’angoisse fonctionne souvent sous forme de cercle vicieux :
Sensation physique :
→ inquiétude
→ surveillance du corps
→ tension
→ amplification des sensations
→ peur
→ besoin de contrôle
→ augmentation de l’angoisse.
Certaines personnes finissent alors par se surveiller en permanence :
– leur respiration,
– leur rythme cardiaque,
– leurs émotions,
– leurs pensées,
ou encore les situations dans lesquelles une crise pourrait apparaître.
Mais plus le cerveau fonctionne comme s’il devait continuellement prévenir un danger, plus le système nerveux reste activé. L’épuisement finit souvent par s’installer.
Dans une approche systémique et stratégique, ce n’est donc pas uniquement l’angoisse elle-même qui pose problème. C’est aussi la lutte permanente contre cette angoisse.
Apaiser l’angoisse ne signifie pas forcément supprimer toutes les sensations.
Le cerveau n’a pas besoin d’être parfaitement contrôlé pour retrouver progressivement un équilibre.
L’objectif consiste souvent davantage à modifier la manière dont vous réagissez aux premiers signes d’angoisse.
Plus vous combattez certaines sensations, plus le cerveau peut les interpréter comme dangereuses.
À l’inverse, apprendre à traverser ses émotions sans mettre en place un plan Vigipirate’ pour les contrôler ou les éviter! permet de manière paradoxale de diminuer ces mêmes émotions.
Lorsque l’angoisse monte, le mental part souvent dans :
– l’anticipation,
– les scénarios catastrophes,
– la peur de perdre le contrôle.
Ce qui de fait provoque la crise d’angoisse.
Sortir de l’analyse permanente
Beaucoup de personnes cherchent immédiatement à comprendre ce qui se passe pour arrêter la crise :
“Pourquoi je ressens ça ?”
“Et si cela empirait ?”
“Comment empêcher que cela revienne ?”
Mais plus le cerveau cherche à résoudre ce problème, plus il reste focalisé dessus amplifiant les sensations.
Ce que peut apporter l’hypnose Ericksonienne conversationnelle
L’hypnose Ericksonienne conversationnelle ne consiste pas à “forcer le calme”.
Elle permet plutôt d’aider progressivement le cerveau et le système nerveux à sortir de certains automatismes d’alerte et à traverser en séance ces émotions bien souvent envahissantes.
Elle peut notamment aider à :
- diminuer l’hypervigilance,
- relâcher certains mécanismes de contrôle,
- retrouver davantage de sécurité intérieure,
- modifier le rapport aux sensations anxieuses,
- retrouver plus de souplesse émotionnelle.
Progressivement, la personne cesse de fonctionner comme si chaque sensation devait être immédiatement contrôlée ou neutralisée.
Quand se faire accompagner ?
Lorsque :
- les crises d’angoisse deviennent fréquentes,
- la peur des symptômes augmente,
- certaines situations sont évitées,
- le mental ne s’arrête jamais,
- l’épuisement émotionnel s’installe,
- ou que les stratégies habituelles ne fonctionnent plus,
Un accompagnement peut permettre de sortir du cercle vicieux anxieux.
La thérapie brève systémique et stratégique ainsi que l’hypnose Ericksonienne permettent d’identifier les mécanismes qui entretiennent aujourd’hui l’angoisse afin de retrouver un apaisement plus durable.
Retrouver un apaisement durable
L’angoisse donne souvent l’impression d’être prisonnier de son propre fonctionnement intérieur.
Pourtant, le problème n’est pas d’avoir des émotions, des sensations ou des pensées anxieuses, bien au contraire, cela fait partie de notre humanité !
Le problème apparaît souvent lorsque les pensées entrent en lutte permanente pour tenter de tout contrôler. ou tout éviter. En modifiant progressivement ce rapport aux sensations, aux émotions et au besoin de maîtrise, il devient possible de :
- réguler ses émotions,
- retrouver un sentiment de sécurité intérieure,
- diminuer l’hypervigilance,
- retrouver davantage de calme,
- reprendre confiance dans ses capacités.
Se faire accompagner
Vous avez le sentiment que l’angoisse prend de plus en plus de place dans votre quotidien ou que votre mental reste constamment en état d’alerte ? Vous avez récemment quelques crises d’angoisse qui vous ont submergées ?
La thérapie brève systémique et stratégique ainsi que l’hypnose Ericksonienne permettent d’agir concrètement sur les mécanismes qui entretiennent aujourd’hui l’angoisse afin de retrouver un soulagement et reprendre sa vie en main.
Pour en savoir plus, vous pouvez bénéficier d’un appel découverte offert de 15 minutes ou prendre rendez-vous directement sur Médoucine.
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