
Quand on a tout essayé, cela soulage de trouver enfin une thérapie qui marche
Expérimenter une thérapie qui marche
Quand une difficulté s’installe, il est fréquent d’avoir déjà essayé énormément de choses pour aller mieux : se rassurer, contrôler ses émotions, comprendre “pourquoi” on souffre, faire des efforts pour tenir, éviter certaines situations, penser positivement, se raisonner., attendre que cela passe, etc.
Et pourtant, malgré toute cette énergie déployée, la souffrance reste souvent présente. Parfois même, elle finit par prendre encore plus de place.
Dans l’approche de la thérapie brève systémique et stratégique issue de l’École de Palo Alto, ce paradoxe est central : ce ne sont pas toujours les difficultés elles-mêmes qui entretiennent le problème, mais les tentatives de solutions à répétition mises en place pour essayer d’en sortir.
L’objectif est d’identifier ce qui maintient le problème aujourd’hui afin de résoudre le problème, retrouver davantage de mouvement et de soulager la souffrance ici et maintenant.
Pourquoi certaines difficultés persistent malgré tous les efforts déployés ?
Lorsque nous souffrons d’anxiété, de stress chronique, de conflits relationnels, de blocages émotionnels ou d’un sentiment d’épuisement, nous essayons généralement de reprendre le contrôle ou de l’éviter. C’est humain. Cela ne consiste pas seulement à alléger la souffrance mentale.
Plus nous essayons de contrôler ou d’éviter nos pensées, nos émotions ou nos réactions, plus celles-ci s’imposent à nous et deviennent envahissantes.
Un véritable cercle vicieux peut alors s’installer.
La thérapie brève permet justement d’observer comment chacun met en place des tentatives de solutions, de s’en sortir en cassant ce cercle vicieux qui tourne en boucle. L’idée n’est pas de “forcer” un changement, mais de créer de nouvelles expériences émotionnelles, relationnelles et comportementales capables de remettre du mouvement là où tout semblait figé.
Comprendre la thérapie brève
Une approche centrée sur l’ici et maintenant
Contrairement à certaines approches centrées principalement sur l’analyse du passé, la thérapie brève s’intéresse surtout à ce qui se passe aujourd’hui.
- Comment le problème fonctionne-t-il actuellement ?
- Qu’est-ce qui l’alimente ?
- Que se passe-t-il juste avant, pendant et après ?
- Qu’est-ce que nous nous disons ?
- Qu’est-ce que dit l’entourage ?, etc.
Ce questionnement approfondi permet de comprendre la situation du patient, ce qui le fait souffrir et de mettre en place de nouvelles stratégies vers un changement.
Une thérapie orientée changement
La thérapie brève est une approche pragmatique, active et collaborative.
Chaque accompagnement part d’un objectif concret : retrouver du calme, sortir d’une peur envahissante, améliorer ses relations, retrouver confiance, diminuer les crises d’angoisse, sortir d’un blocage ou d’une souffrance devenue trop lourde.
Le travail thérapeutique consiste alors à identifier les tentatives de solutions qui maintiennent la difficulté afin d’expérimenter autre chose et redevenir acteur de sa vie.
Le changement ne vient pas uniquement d’une prise de conscience intellectuelle. Il passe aussi par des expériences vécues à faire entre deux séances. Il est possible de faire autrement pour aller mieux.
Découvrir les “outils” utilisés
Le questionnement stratégique
L’un des outils essentiels de la thérapie brève est le questionnement stratégique.
Certaines questions permettent de déplacer le regard, de mettre en lumière des répétitions invisibles ou de comprendre pourquoi certaines tentatives de solution aggravent le problème au lieu de l’apaiser.
Ce questionnement poussé aide à mieux comprendre ce qui se joue chez le patient
Les expériences entre les séances
La thérapie brève n’est pas brève sans raisons. Entre deux séances, le patient a des “exercices” à faire. Rien de honteux, ni d’illicite ! Cette thérapie repose sur l’expérimentation.
Ces tâches ou exercices personnalisés sont proposés afin de tester concrètement de nouvelles manières d’agir, d’observer ou de réagir.
Pas de “recettes toutes faites”, elles sont adaptées à chaque personne, à son rythme et à sa situation.
Très souvent, ce sont ces expériences concrètes qui permettent à la souffrance de diminuer, voire de disparaître.
L’hypnose Ericksonienne conversationnelle
L’hypnose Ericksonienne conversationnelle peut également être utilisée au cours lors d’une séance comme un outil complémentaire pour aller observer ce qui se passe dans le corps.
Loin des idées reçues, il ne s’agit pas de perdre le contrôle ou de se faire ridiculiser sur scène, mais au contraire de mobiliser autrement vos ressources et d’aller explorer ce qui se passe ‘à l’intérieur.’
Cette approche permet de traverser certaines émotions, d’apaiser certaines tensions internes, de diminuer les ruminations mentales, et de créer un rapport différent aux sensations corporelles.
Les paradoxes thérapeutiques
Parfois, vouloir absolument supprimer une émotion ou contrôler une peur contribue à l’amplifier.
Les approches paradoxales utilisées en thérapie brève permettent justement de sortir de ces luttes internes épuisantes.
Faire un pas de côté, introduire du décalage ou expérimenter l’inverse de ce qui est tenté habituellement ouvre des changements très puissants.
Les objections fréquentes
“J’ai déjà essayé beaucoup de choses”
C’est souvent vrai.
Et cela ne signifie pas que la situation est “désespérée”. Bien au contraire. Très souvent, les personnes qui consultent ont déjà énormément lutté pour essayer d’aller mieux sans y être parvenue. Le travail thérapeutique consiste alors à comprendre pourquoi certains efforts, pourtant légitimes, entretiennent malgré eux le problème.
“Parler ne changera rien”
La thérapie brève ne repose pas uniquement sur la parole.
Elle s’appuie sur l’expérience, les interactions, les émotions et les actions concrètes mises en place progressivement entre les séances.
Comprendre est important. Expérimenter autrement l’est souvent encore davantage.
“Je devrais pouvoir m’en sortir seul(e)”
C’est une phrase qu’il est commun d’entendre ! Cependant lorsqu’on est pris dans un cercle vicieux émotionnel ou relationnel, il est très difficile de voir ce qui maintient le problème précisément parce qu’on est à l’intérieur du système. Ainsi il est difficile de s’en sortir seul .e car la tendance est de faire toujours plus de la même chose.
Oser demander de l’aide maintenant ne signifie pas être faible. Cela peut au contraire permettre de retrouver plus rapidement un apaisement et de nouvelles possibilités d’action.
Un premier échange offert de 15 minutes peut déjà permettre de faire le point sur ce que vous vivez actuellement. Vous pouvez également prendre directement rendez-vous sur le site de Médoucine. Les consultations sont possibles en présentiel Paris 16 ou en visio.
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