
Quand la peur nous submerge et nous fige au point de l’anticiper dans tout ce que l’on fait.
Il y a moyen de faire autrement pour gérer la peur.
Gérer sa peur : est-ce possible ?
La peur fait partie des émotions humaines normales. Elle nous protège, nous alerte, nous aide parfois à anticiper un danger ou à nous adapter à certaines situations. Pourtant, chez certaines personnes, la peur finit par prendre énormément de place dans le quotidien. Elle s’invite dans les pensées, dans le corps, dans les relations et parfois dans chaque décision même les plus anodines.
Peur de perdre le contrôle. Peur du regard des autres. Peur de l’échec. Peur de “craquer”. Peur qu’il arrive quelque chose. Peur de certaines sensations physiques. Avec le temps, beaucoup d ‘entre nous ont le sentiment que leur vie commence à s’organiser autour de cette peur.
Pour tenter de se protéger, elles essaient souvent de contrôler davantage leurs émotions, d’anticiper tous les scénarios possibles, d’éviter certaines situations ou de se rassurer en permanence ou de se faire rassurer par les autres. Pourtant, malgré tous ces efforts, la peur reste présente… parfois elle s’aggrave.
Dans une approche issue de la thérapie brève systémique et stratégique et de l’hypnose Ericksonienne, le travail ne consiste pas uniquement à faire disparaître les symptômes, mais aller voir ce qui entretient aujourd’hui le problème afin de retrouver davantage de souplesse intérieure et de confiance en soi. L’objectif est d’apprendre à vivre avec ses émotions sans se laisser envahir.
Pourquoi ça prend parfois autant de place
La peur devient rarement envahissante du jour au lendemain. Bien souvent, elle s’installe progressivement. Au départ, il peut y avoir une situation stressante, un événement difficile, une période de fatigue émotionnelle ou une expérience vécue comme déstabilisante.
Le cerveau commence alors à fonctionner comme s’il devait rester constamment en alerte. Certaines sensations deviennent inquiétantes. Certaines situations semblent risquées. Petit à petit, le système de vigilance ne se “débranche” plus complètement.
Certaines personnes deviennent alors extrêmement attentives à :
- leurs pensées,
- leurs émotions,
- leurs sensations physiques,
- ou à tout ce qui pourrait annoncer un problème.
Le moindre doute peut suffire à déclencher une montée d’angoisse :
“Et si je perdais le contrôle ?”
“Et si je faisais un malaise ?”
“Et si je n’y arrivais pas ?”
“Et si quelque chose de grave arrivait ?”
Et dans cette logique, la peur finit alors par prendre de plus en plus de place.
Dans une approche systémique, le problème n’est pas uniquement la peur elle-même, mais surtout la manière dont la personne tente certaines solutions au quotidien., qui maintient le problème.
Quand vouloir se rassurer entretient la peur
Face à une émotion inconfortable, le réflexe naturel consiste souvent à vouloir se rassurer rapidement. Beaucoup de personnes essaient alors de :
- vérifier constamment que tout va bien,
- éviter certaines situations,
- contrôler leurs pensées,
- anticiper tous les problèmes possibles,
- chercher des garanties,
- surveiller leurs sensations corporelles,
- ou demander continuellement de l’aide aux autres.
Sur le moment, ces stratégies apaisent .Mais très vite, elles finissent souvent par renforcer ce sentiment d’anxiété.
Plus la personne tente d’échapper à sa peur, plus la peur finit par la rattraper, et guider ses comportements, et toute sa vie : certaines activités sont évitées, certaines décisions deviennent compliquées. La spontanéité diminue. Le besoin de contrôle augmente.
On se sent alors épuisé intérieurement, en lutte permanente contre soi-même.
Sortir du cercle vicieux grâce à la thérapie brève
Dans une approche de thérapie brève systémique et stratégique, le travail ne consiste pas uniquement à comprendre “pourquoi” la peur existe. Il s’agit surtout d’observer comment elle fonctionne aujourd’hui et ce qui la maintient dans le présent.
Le thérapeute aide alors la personne à repérer :
- dans quelles situations la peur apparaît,
- ce qu’elle fait immédiatement pour se rassurer,
- les évitements mis en place,
- les stratégies de contrôle répétitives,
- et, c’est-à-dire, les tentatives de solution qui entretiennent finalement le problème.
L’objectif n’est pas de supprimer toutes les émotions -d’ailleurs, ce n’est pas possible, c’est proposer des expériences qui modifient notre perception de la peur.
Petit à petit, la personne peut réapprendre à :
- tolérer certaines sensations,
- diminuer l’hypervigilance,
- retrouver confiance en elle,
- sortir de certains automatismes anxieux,
- et reprendre progressivement une vie moins dirigée par la peur.
L’hypnose Ericksonienne : apaiser sans lutter contre soi-même
L’hypnose Ericksonienne peut également être une aide précieuse lorsque la peur envahit son quotidien. Contrairement aux idées reçues, l’hypnose ne consiste pas à perdre le contrôle ou à “dormir”. Il s’agit plutôt d’un état de conscience modifiée qui permet d’observer ce qui se passe à l’intérieur de la personne.
Dans cet espace, la personne peut décrire précisément où se loge la peur, mobiliser des ressources qu’elle possède déjà, observer et modifier ce qui se passe.
L’hypnose Ericksonienne aide à :
- diminuer certaines tensions,
- retrouver des sensations,
- aller voire à l’intérieur du corps et lâcher le mental,
- agir sur certains automatismes émotionnels,
- et remettre du mouvement là où la peur était figée.
Retrouver une vie fluide
Lorsque la peur prend moins de place, nombreux sont ceux qui retrouvent un sentiment d’apaisement. Les situations du quotidien deviennent moins menaçantes. Le corps se détend davantage. Les évitements diminuent peu à peu.
La confiance en soi revient, non pas parce que la peur disparaît complètement, mais parce qu’elle ne dirige plus chaque pensée, chaque choix ou chaque comportement.
L’objectif n’est pas de ne plus jamais avoir peur. La peur fait partie de nos émotions. L’objectif est plutôt de retrouver suffisamment d’autonomie de mouvement et de confiance en soi pour que cette émotion ne décide plus de tout.
Lorsque la peur devient envahissante, qu’elle limite le quotidien ou qu’elle génère une souffrance importante, il est conseillé d’être accompagné .e afin de comprendre ce qui entretient ici et maintenant ce fonctionnement et retrouver une liberté d’action.
Un premier échange offert de 15 minutes peut déjà permettre de faire le point sur ce que vous vivez actuellement. Vous pouvez également prendre directement rendez-vous sur le site de Médoucine. Les consultations sont possibles en présentiel Paris 16 ou en visio.
A lire
Si vous souhaitez, voici une sélection de contenus qui pourraient vous intéresser :
Gérer la colère
Gérer la tristesse