Les clés pour gérer une surcharge mentale au quotidien
- La surcharge mentale : bien plus qu’une longue liste de choses à faire
- Une charge encore très souvent portée par les femmes
- Pourquoi mieux s’organiser ne fait pas toujours disparaître la fatigue mentale
- Quand vouloir tout garder sous contrôle entretient la surcharge
- Et si l’on observait ce qui se passe avant d’intervenir ?
- En thérapie brève, comprendre ce qui entretient le problème
- Lâcher prise plutôt que de se surcharger
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Est-ce que les clés pour gérer une surcharge mentale au quotidien ne serait pas de responsabiliser plus son entourage ?
Pistes à découvrir dans cet article.
Les clés pour gérer une surcharge mentale au quotidien
Penser à tout, ne rien oublier, anticiper les rendez-vous, les courses, les échéances, les besoins des enfants, du couple ou du travail… La surcharge mentale ne vient pas seulement du nombre de choses que l’on fait. Elle vient aussi de tout ce que l’on continue à porter dans sa tête, parfois même lorsque l’on essaie de se reposer. À force de prévoir, vérifier, organiser et prendre en charge, le cerveau reste constamment mobilisé, avec à la clé une fatigue qui peut devenir profonde.
Dans ce contexte, mieux s’organiser peut aider, mais cela ne suffit pas toujours à alléger la charge. Une autre question peut alors se poser : qu’est-ce qui se passerait si tout ne reposait pas sur vous ? Lorsque l’on anticipe pour les autres, que l’on rappelle, organise ou rattrape systématiquement ce qui n’a pas été fait, on peut aussi, sans le vouloir, limiter leur possibilité de prendre leur propre part de responsabilité. Alléger la surcharge mentale peut donc parfois passer non seulement par une autre manière de s’organiser, mais aussi par une évolution des équilibres autour de soi : laisser davantage de place aux autres, accepter qu’ils fassent différemment et observer ce qui se passe lorsque l’on ne prend pas immédiatement le relais et retrouver un équilibre intérieur.
La surcharge mentale : bien plus qu’une longue liste de choses à faire
La surcharge mentale ne se résume pas à un agenda trop rempli. Elle correspond aussi à tout ce qui continue à occuper l’esprit en arrière-plan : penser aux repas, aux rendez-vous, aux échéances, prévoir ce qui va manquer, anticiper les besoins des autres, se souvenir de ce qui doit être fait demain ou la semaine suivante. C’est précisément cette dimension invisible que souligne le CNRS : la charge mentale recouvre l’organisation, la planification et l’anticipation de la vie quotidienne, autant de tâches cognitives qui ne se voient pas forcément mais qui mobilisent en permanence notre attention.
À force, cette activité mentale constante peut devenir épuisante. Même lorsque l’on ne fait rien concrètement, le cerveau, lui, continue parfois à travailler : il vérifie, anticipe, organise, passe en revue ce qui reste à faire. La question n’est donc pas seulement : « Combien de choses ai-je à faire ? », mais aussi : « À quel moment est-ce que je cesse réellement d’y penser ? » Lorsque cette impression de ne jamais pouvoir “fermer les dossiers” s’installe, elle peut s’accompagner de fatigue, de stress, d’irritabilité ou de difficultés à dormir.
Une charge encore très souvent portée par les femmes
Cette réalité concerne bien sûr les hommes comme les femmes, mais la charge mentale domestique et familiale reste encore très inégalement répartie. En mars 2026, le CNRS rappelait que, même si les hommes participent davantage qu’autrefois à l’exécution des tâches domestiques, le fait de penser, prévoir et piloter le quotidien demeure encore majoritairement assumé par les femmes. Les recherches montrent également qu’elles sont davantage susceptibles de mener plusieurs tâches simultanément et que l’arrivée des enfants tend à accentuer cette inégalité.
C’est là que l’expression de “double journée” prend tout son sens : après la journée professionnelle, une autre forme de travail peut continuer, parfois sans véritable frontière, parce qu’il reste encore à penser à ce qui concerne la maison, la famille ou les proches. Mais une question mérite alors d’être posée : même lorsque les tâches sont partagées, qui continue à penser au fait qu’elles doivent être faites ? Car demander à quelqu’un de faire quelque chose n’allège pas nécessairement la charge mentale si l’on reste celle ou celui qui doit anticiper, rappeler, vérifier ou reprendre la main. Donner une responsabilité, c’est aussi accepter progressivement que l’autre s’en empare à sa façon.
Pourquoi mieux s’organiser ne fait pas toujours disparaître la fatigue mentale
Quand tout semble déborder, le premier réflexe est souvent de chercher à mieux s’organiser. Faire des listes, anticiper davantage, planifier les repas, préparer les affaires la veille, noter chaque rendez-vous, créer des rappels… Toutes ces stratégies peuvent être utiles. Elles permettent parfois de retrouver un peu de maîtrise dans un quotidien chargé. Mais suffisent-elles réellement à diminuer la fatigue mentale ?
Car il existe un paradoxe : plus nous avons peur d’oublier, plus nous vérifions. Plus nous craignons d’être débordés, plus nous anticipons. Et plus nous anticipons, plus notre attention reste mobilisée par ce qui pourrait arriver ensuite. L’organisation peut alors permettre de tenir, voire de faire davantage, sans pour autant offrir au cerveau de véritable temps de récupération. Une autre question peut alors apparaître : et si le problème n’était pas seulement tout ce qu’il reste à faire, mais le fait de ne jamais cesser de faire ou d’y penser ?
Quand vouloir tout garder sous contrôle entretient la surcharge
Lorsque l’on porte beaucoup de responsabilités, vouloir garder un œil sur tout peut sembler parfaitement logique. Vérifier que les choses ont bien été faites, rappeler une échéance, prévoir ce qui pourrait manquer, anticiper les difficultés permet souvent d’éviter les imprévus. À court terme, cela rassure. Mais à quel prix lorsque cette vigilance devient permanente ?
C’est l’un des principes importants de la thérapie brève systémique et stratégique : certaines solutions que nous mettons en place pour résoudre un problème peuvent, lorsqu’elles sont répétées, finir par entretenir le problème. Si je crains que quelque chose soit oublié, je vérifie davantage. Si j’ai peur qu’une tâche soit mal réalisée, je la reprends. Si je redoute d’être débordée demain, je tente de tout prévoir aujourd’hui. Et si certaines de ces stratégies, pourtant efficaces ponctuellement, contribuaient aussi à maintenir cette sensation d’avoir toujours quelque chose à porter ?
Et si l’on observait ce qui se passe avant d’intervenir ?
Il ne s’agit évidemment pas d’abandonner ses responsabilités ou de laisser volontairement tout se désorganiser. Mais parfois, une expérience différente peut commencer par une question très simple : que se passerait-il réellement si je ne m’occupais pas immédiatement de cette tâche ? Si je ne rappelais pas ce rendez-vous ? Si je laissais quelqu’un d’autre trouver sa propre manière de faire ? Si j’acceptais que le résultat ne corresponde pas exactement à ce que j’aurais fait moi-même ?
Ces questions peuvent paraître anodines, mais elles permettent d’observer ce qui est réellement indispensable et ce que nous prenons en charge presque automatiquement. Donner une responsabilité à quelqu’un ne consiste pas seulement à lui confier une tâche. Cela signifie aussi lui laisser la possibilité de décider, de s’organiser, parfois de se tromper et de trouver ses propres solutions.
En thérapie brève, comprendre ce qui entretient le problème
En thérapie brève systémique et stratégique, nous ne cherchons pas uniquement à supprimer les pensées ou à apprendre à mieux gérer un agenda déjà saturé. Nous observons surtout comment fonctionne le problème : la surcharge mentale dans votre quotidien. Que faites-vous lorsque vous vous sentez débordée ? Que cherchez-vous à éviter ? Qu’est-ce que vous contrôlez davantage lorsque la fatigue augmente ? À quel moment reprenez-vous la main alors que quelqu’un d’autre pourrait peut-être prendre sa part ? Etc.
Le travail thérapeutique permet progressivement d’identifier ce que vous avez mis en place, d’expérimenter d’autres choses et de retrouver des ressources. Des tâches d’observation, des prescriptions stratégiques ou encore l’hypnose conversationnelle peuvent être utilisées selon les situations. Elles ne constituent pas une nouvelle liste d’exercices à réussir. Leur objectif est au contraire de créer une expérience différente, afin de lâcher peu à peu les mécanismes qui entretiennent la surcharge et la fatigue.
Lâcher prise plutôt que de se surcharger
Sortir d’une surcharge mentale ne signifie donc pas nécessairement réussir à tout faire plus vite ou plus efficacement. Par exemple, redéfinir ce qui mérite réellement votre attention, ce qui peut attendre et ce que d’autres peuvent prendre entièrement en charge. Cela demande parfois d’accepter une part d’incertitude, d’imperfection ou simplement une manière de faire différente de la vôtre.
La question évolue alors. Au lieu de se demander sans cesse « Comment vais-je réussir à tout faire ? », on peut commencer à s’interroger autrement : « Qu’est-ce qui arriverait si je ne faisais pas tout ? », « Qu’est-ce que j’ai vraiment envie de faire ? », ou encore « Qu’est-ce que je peux laisser aux autres ? », etc. Ces pensées ouvrent un espace différent, dans lequel le repos ne consiste plus seulement à interrompre l’action, mais à lâcher prise.
Si vous souhaitez échanger sur votre problématique de surcharge mentale, vous pouvez m’appeler. Un premier appel est offert d’environ 15mn.
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