
Peur de craquer, comment ça marche ?
Peur de craquer : s’en débarrasser avec une thérapie qui marche
« J’ai peur de craquer. » « J’ai peur de ne plus tenir. » « J’ai peur de perdre le contrôle. » Derrière ces phrases se cache une inquiétude très concrète : la peur de s’effondrer, de paniquer, de ne plus maîtriser son corps, ses émotions ou ses pensées, au travail, dans les transports ou devant ses proches. Cette peur peut s’inscrire dans un contexte de crises d’angoisse, d’anxiété et de peur de perdre le contrôle. Peu à peu, on commence à surveiller ses sensations, anticiper, éviter certaines situations ou chercher à se rassurer ou à être rassuré .e.. Autrement dit, tout ce que l’on met en place pour ne surtout pas craquer peut finir par prendre une place considérable dans le quotidien relié à une sentiment d’épuisement.
Que signifie avoir peur de craquer ?
Avoir peur de craquer peut prendre des formes très différentes. Pour certains, c’est la peur de faire une crise d’angoisse en public, de pleurer sans pouvoir s’arrêter ou de ne plus réussir à assurer au travail. Pour d’autres, c’est la crainte de perdre le contrôle de leur corps, de leurs pensées ou de leurs réactions. Cette peur peut s’accompagner de sensations physiques très intenses : accélération du cœur, sueurs, vertiges, oppression, tremblements, picotements ou impression de perdre pied. Ce qui effraie alors est une combinaison de ce qui se passe dans l’instant, mais surtout ce qui pourrait arriver ensuite : « Et si je n’arrivais plus à me reprendre ? », « Et si personne ne pouvait m’aider ? », « Et si cette fois, je craquais vraiment et mourrais ? » La peur de craquer devient ainsi souvent une peur de la peur elle-même, nourrie par l’anticipation de ce qui pourrait survenir si le contrôle venait à lâcher.
Plus je veux éviter de craquer, plus j’essaie de contrôler…
Quand la peur de craquer apparaît, le réflexe est de chercher à tout contrôler : sa respiration, son rythme cardiaque, ses pensées, ses émotions, mais aussi les situations dans lesquelles une crise pourrait survenir. On anticipe, on évite certains lieux, on s’assoit près d’une sortie, on garde toujours de quoi se rassurer à portée de main, on vérifie sans cesse si « tout va bien ». Ces stratégies sont totalement logiques et peuvent même soulager sur le moment. À force de surveiller le moindre signe, chaque sensation devient suspecte et chaque variation du corps peut être interprétée comme le début d’une crise. Peu à peu, ce qui devait protéger entretient la peur et augmente la fréquence des craquages. Déjà parce que le corps n’est pas contrôlable et ensuite plus on lui impose des choses, plus il se rebelle. On se retrouve dans un combat entre ses pensées qui veulent contrôler et le corps qui fait ce qu’il a à faire.
“Le problème, c’est la solution.’
C’est l’un des grands paradoxes de la thérapie brève systémique et stratégique : « le problème, c’est la solution ». Dans les travaux menés au Mental Research Institute de Palo Alto par Paul Watzlawick, John Weakland et Richard Fisch, une idée essentielle est que les solutions que nous mettons en place pour résoudre une difficulté peuvent, lorsqu’elles sont répétées encore et encore, finir par la maintenir. Dans la peur de craquer, le mécanisme est particulièrement visible : j’ai peur de perdre le contrôle, donc je me surveille davantage ; plus je me surveille, plus je remarque la moindre sensation ; plus je remarque ces sensations, plus elles m’inquiètent ; et plus elles m’inquiètent, plus je cherche à me contrôler. Le problème n’est alors plus seulement la peur initiale, mais aussi ce que l’on fait pour tenter de l’empêcher. C’est ce que l’École de Palo Alto appelle les tentatives de solution : des réponses souvent logiques et utiles à court terme, mais qui peuvent devenir, à force d’être répétées inefficaces, et le problème lui-même.

La peur de craquer au travail engendre une grande souffrance au quotidien, ça vous parle ?
Au travail, la peur de craquer peut devenir une souffrance aiguë
Au travail, cette peur peut prendre une place particulièrement envahissante. Une première crise survient en réunion, dans un open space ou avant une prise de parole. devant ses pairs. Ensuite, la personne commence à anticiper : elle choisit une place près de la porte, évite certains déjeuners, refuse parfois une réunion, surveille son rythme cardiaque ou garde toujours une échappatoire possible. Chacune de ces précautions paraît rassurante et logique. Pourtant, peu à peu, le travail devient un lieu associé au risque : « Ici, je pourrais craquer. » La journée s’organise alors moins autour de ce qu’il y a à faire que de la manière d’éviter une nouvelle montée d’angoisse. C’est ainsi qu’une peur ponctuelle peut devenir récurrente, faite d’anticipation, d’évitement et de contrôle. Comme si on pouvait contrôler tout ce qui se passe dans son corps.
En thérapie brève, on regarde surtout ce que vous faites pour ne pas craquer
En thérapie brève systémique et stratégique, la question n’est donc pas seulement : « Pourquoi avez-vous peur de craquer ? » Elle devient aussi : « Que faites-vous quand cette peur apparaît ? », « Que faites-vous pour éviter qu’elle revienne ? », « Qu’est-ce qui vous rassure sur le moment ? » Ce sont ces tentatives de solution que l’on va observer avec précision en séance. Contrôler, éviter, se rassurer soi-même, demander à être rassuré .e, analyser ses sensations, repousser certaines situations : toutes ces stratégies ont une logique. L’objectif n’est pas de les juger, mais de comprendre avec vous comment elles entretiennent malgré elles le cercle vicieux.
Quelle place pour l’hypnose dans la peur de craquer ?
L’hypnose Ericksonienne ou conversationnelle complète également ce travail. Elle n’a pas pour objectif d’effacer artificiellement l’angoisse ou de supprimer toute émotion désagréable. Elle peut en revanche aller voir ce qui se passe à l’intérieur et traverser la peur ensemble. Chez certaines personnes, elle permet aussi de retrouver davantage de souplesse là où le contrôle est devenu très rigide. L’idée n’est pas de ne plus rien ressentir, mais de ne plus avoir besoin de tout surveiller pour se sentir en sécurité.
Quand consulter pour une peur de craquer ?
Il peut être utile de consulter lorsque cette peur commence à restreindre votre quotidien voire orchestrer votre journée : éviter les transports, redouter les réunions, renoncer à certaines sorties, surveiller constamment son corps ou organiser sa journée autour de l’éventualité d’une crise. La fatigue liée au contrôle permanent est également un signal important. Plus la personne passe de temps à essayer de prévenir l’angoisse, plus celle-ci risque de prendre de la place.
La question à se poser n’est donc pas seulement : « Pourquoi ai-je peur de craquer ? » Elle peut aussi devenir : « Qu’est-ce que je fais aujourd’hui pour ne surtout pas craquer… et est-ce que cela m’aide vraiment ? » C’est à partir de là que le travail peut commencer : non pas en luttant encore davantage contre la peur, mais en comprenant comment elle se maintient et en expérimentant progressivement d’autres façons d’y répondre.
Envisager un accompagnement
Vous avez tout essayé ? Pour l’instant la peur de craquer persiste et vous épuise dans votre organisation quotidienne ?
Peut-être avez-vous tenu longtemps en espérant que cela finirait par passer ?
Dans certaines situations, le changement n’apparaît pas en faisant davantage de la même chose mais en explorant une autre manière d’aborder le problème.
Je suis Nathalie Touzain, thérapeute formée à la thérapie brève systémique et stratégique issue de l’École de Palo Alto ainsi qu’à l’hypnose Ericksonienne conversationnelle.
Je vous accompagne dans un cadre bienveillant et confidentiel afin de comprendre les mécanismes qui entretiennent votre peur aujourd’hui afin de retrouver plus de liberté d’actions et de relâche dans votre vie quotidienne.
Je vous propose un appel découverte de 15 minutes pour échanger sur votre situation. Vous pouvez également prendre rendez-vous pour une séance au cabinet à Paris 16e ou en visio.
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