Créer un rituel personnel de calme intérieur
- Quand vouloir se calmer devient une tentative de solution
- Avant d’ajouter un rituel, observer ce que vous faites déjà
- Aller vers autre chose plutôt que de créer une nouvelle obligation
- Et si votre rituel consistait parfois à ne rien faire ?
- Un rituel n’a pas besoin de fonctionner tous les jours
- Créer une rupture plutôt qu’une nouvelle obligation
- Et si votre rituel consistait parfois à ne rien faire ?
- Le calme peut être une conséquence, pas un objectif
- Retrouver un équilibre intérieur sans chercher à tout contrôler
- Un accompagnement en thérapie brève à Paris et en visio
- À lire

Créer une rituel personnel de calme intérieur,
n’est-ce pas potentiellement créer une injonction pour être bien ?
Créer un rituel personnel
de calme intérieur
À la fin d’une journée chargée, quand les pensées continuent à tourner, que le corps reste tendu ou que l’on a du mal à ralentir, l’idée de créer un rituel pour retrouver un peu de calme peut sembler évidente. Respirer quelques minutes, méditer, écouter de la musique, prendre une tisane, écrire, marcher… toutes ces pratiques peuvent être agréables et parfois aidantes. Mais une difficulté peut apparaître lorsque ce rituel devient une obligation : « il faut que je fasse cela pour réussir à me calmer ». On commence alors à surveiller son niveau de tension, à vérifier si la méthode fonctionne, voire à s’inquiéter davantage lorsqu’elle ne produit pas l’effet attendu. Retrouver un équilibre intérieur ne consiste pas forcément à ajouter une nouvelle méthode ou une nouvelle règle à son quotidien déjà très encombré. C’est commencer par observer ce que l’on fait déjà lorsque l’on cherche à aller mieux.
Quand vouloir se calmer devient une tentative de solution
En thérapie brève systémique et stratégique, on s’intéresse beaucoup à ce que l’on appelle les tentatives de solution. Ce sont toutes les réponses que nous mettons en place, souvent de façon parfaitement logique, pour essayer de résoudre une difficulté dans notre quotidien. Face à l’anxiété, par exemple, on peut tenter de contrôler sa respiration, de chasser certaines pensées, de se rassurer, d’éviter une situation ou de vérifier régulièrement que l’on se sent mieux. Certaines de ces réactions peuvent aider ponctuellement. Mais lorsqu’elles sont répétées systématiquement sans résoudre réellement le problème, elles peuvent finir par l’entretenir. Plus je cherche à être certaine de ne plus ressentir de tension, plus mon attention reste précisément centrée sur cette tension. Le problème n’est donc pas forcément ce que je fais, mais la fonction que je donne à ce que je fais.
Avant d’ajouter un rituel, observer ce que vous faites déjà
Avant de décider qu’il faut méditer dix minutes tous les soirs ou pratiquer un exercice de respiration particulier, il serait intéressant de regarder ce qui se passe déjà lorsque la tension monte. Est-ce que vous continuez à travailler pour éviter de penser ? Est-ce que vous prenez votre téléphone dès que vous avez un moment de vide ? Cherchez-vous à vous rassurer, à analyser ce que vous ressentez ou à organiser encore davantage votre journée ? Repoussez-vous l’heure du coucher parce que vous redoutez de vous retrouver seule avec vos pensées ? Cette observation n’a pas pour but de juger vos réactions, mais de repérer les automatismes qui se répètent. Comme pour la surcharge mentale, ajouter une nouvelle consigne à une journée déjà remplie n’est pas toujours la réponse. Il peut parfois être plus utile de commencer par interrompre ce qui ne fonctionne plus. Et c’est là précisément en tant que thérapeute que je peux vous aidez.
Aller vers autre chose plutôt que de créer une nouvelle obligation
Un rituel peut être utile s’il ne vient pas s’ajouter à la liste de tout ce qu’il faudrait déjà réussir dans une journée. L’idée n’est donc pas nécessairement de mettre en place une méthode supplémentaire, mais plutôt de créer une rupture avec une séquence habituelle. Fermer son ordinateur, changer de pièce, sortir quelques minutes, prendre une douche, écouter un morceau de musique ou simplement laisser son téléphone à distance peuvent suffire à marquer un passage. Ce qui compte n’est pas tant l’activité choisie que le changement qu’elle introduit. Le rituel devient alors un repère, une façon de sortir momentanément du rythme habituel, sans chercher à provoquer à tout prix une sensation particulière. Il ne dit pas : « maintenant, je dois être calme ». Il dit plutôt : « maintenant, je fais autrement ».
Et si votre rituel consistait parfois à ne rien faire ?
Lorsque l’on passe une grande partie de sa journée à anticiper, organiser, répondre, décider ou prendre soin des autres, le réflexe peut être de chercher encore une activité « utile » pour se détendre. Une méditation à réussir, un exercice à faire correctement, un programme de respiration à suivre… et le moment censé alléger la pression finit parfois par devenir une tâche supplémentaire. Et si, à certains moments, le vrai changement consistait justement à ne rien ajouter ? À ne pas optimiser ce temps, à ne pas chercher à le rentabiliser, à ne pas essayer de produire du calme ? Comme dans la surcharge mentale, accepter de laisser un espace sans objectif précis peut être une façon de sortir de l’automatisme du « toujours faire ».
Un rituel n’a pas besoin de fonctionner tous les jours
Un rituel personnel n’a pas besoin d’être identique chaque soir, ni de produire systématiquement le même effet. Certains jours, marcher quelques minutes fera du bien ; d’autres fois, vous n’en aurez aucune envie. Cela n’en fait pas pour autant un échec. Le risque apparaît lorsque l’on commence à mesurer : « Est-ce que ça marche ? Est-ce que je suis assez détendue ? Pourquoi suis-je encore tendue alors que j’ai fait ce qu’il fallait ? » À ce moment-là, le rituel peut progressivement devenir une nouvelle tentative de solution. Il perd sa souplesse et se transforme en contrôle. Si votre rituel devient une chose supplémentaire à réussir, il mérite peut-être d’être simplifié, déplacé… ou parfois abandonné.
Créer une rupture plutôt qu’une nouvelle obligation
Un rituel peut être utile s’il ne vient pas s’ajouter à la longue liste de tout ce qu’il faudrait déjà réussir dans une journée. L’idée n’est donc pas nécessairement de mettre en place une méthode supplémentaire, mais plutôt de créer une rupture avec une séquence habituelle. Fermer son ordinateur, changer de pièce, sortir quelques minutes, prendre une douche, écouter un morceau de musique ou simplement laisser son téléphone à distance peuvent suffire à marquer un passage. Ce qui compte n’est pas tant l’activité choisie que le changement qu’elle introduit. Le rituel devient alors un repère, une façon de sortir momentanément du rythme habituel, sans chercher à provoquer à tout prix une sensation particulière. Il ne dit pas : « maintenant, je dois être calme ». Il dit plutôt : « maintenant, je fais autrement ». Et si cela ne suffisait toujours pas ? Votre problématique se maintient.
Et si votre rituel consistait parfois à ne rien faire ?
Lorsque l’on passe une grande partie de sa journée à anticiper, organiser, répondre, décider ou prendre soin des autres, le réflexe peut être de chercher encore une activité « utile » pour se détendre. Une méditation à réussir, un exercice à faire correctement, un programme de respiration à suivre… et le moment censé alléger la pression finit parfois par devenir une tâche supplémentaire qui rajoute à cette surcharge mentale. Et si, à certains moments, le vrai changement consistait justement à ne rien ajouter ? À ne pas optimiser ce temps, à ne pas chercher à le rentabiliser, à ne pas essayer de produire du calme ? Comme dans la surcharge mentale, accepter de laisser un espace sans objectif précis peut être une façon de sortir de l’automatisme du « toujours faire ». Nous l’appelons le lâcher-prise.
Le calme peut être une conséquence, pas un objectif
C’est sans doute là tout le paradoxe. Plus on cherche activement à obtenir un état précis — être calme, détendue, sereine — plus on risque de rester focalisé sur le fait que cet état n’est pas encore là en s’énervant et en arrivant à l’inverse de ce que l’on souhaitait au départ.. On surveille, on évalue, on compare. Et cette vigilance peut, à elle seule, maintenir la tension. Le rituel peut alors être pensé autrement : non comme une méthode pour fabriquer du calme, mais comme une tentative de solution.
Retrouver un équilibre intérieur sans chercher à tout contrôler
Créer un rituel personnel peut donc avoir du sens, à condition qu’il reste souple, vivant et personnel. Il ne s’agit pas de trouver la bonne méthode universelle, mais de repérer ce qui vous permet de sortir d’une séquence devenue automatique. Parfois, cela passera par une activité. Parfois, par le fait d’en faire moins. Et parfois encore, par l’acceptation de ne pas vous sentir immédiatement mieux.
Dans l’approche systémique et stratégique, l’objectif n’est pas d’apprendre à contrôler chaque émotion ou chaque pensée, mais d’identifier ce qui entretient aujourd’hui la difficulté et d’introduire suffisamment de changement pour sortir du cercle vicieux dans lequel on s’est enfermé. Retrouver un équilibre intérieur peut ainsi commencer non pas par ajouter une nouvelle solution, mais par cesser de répéter celles qui ne fonctionnent plus.
Un accompagnement en thérapie brève à Paris et en visio
Je suis Nathalie Touzain, thérapeute brève systémique et stratégique et praticienne en hypnose ericksonienne. J’accompagne les adultes, adolescents, enfants et couples lorsque l’anxiété, les ruminations, la surcharge mentale, les peurs ou certaines difficultés relationnelles prennent trop de place dans le quotidien.
Mon approche s’appuie sur le modèle de Palo Alto et s’intéresse notamment à ce qui entretient aujourd’hui une difficulté et engendre de la souffrance, ainsi qu’aux tentatives de solution qui, malgré de bonnes intentions et une logique imparable, finissent par maintenir et renforcer le problème.
Un appel découverte de 15 minutes vous est offert pour échanger sur votre problématique, répondre à vos premières questions et voir si cette approche peut vous convenir. Si vous souhaitez prendre rendez-vous directement, vous pouvez également consulter mon agenda sur Médoucine.
À lire
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