
Vous apprenez à vous servir “d’une boîte à outils”,
réutilisables votre thérapie une fois terminée. Explications.
Découvrir les « outils » utilisés en thérapie brève
En thérapie brève, parler de ce que l’on vit est important, mais cela ne suffit pas toujours à faire bouger ce qui pose problème. Expérimenter une thérapie qui marche, c’est aussi accepter d’observer autrement une difficulté, d’interrompre certaines manières de faire et d’en tester de nouvelles. L’approche systémique et stratégique s’appuie pour cela sur des outils concrets, utilisés pendant les séances ou entre deux rendez-vous. Hypnose conversationnelle, exercices à réaliser entre deux séances, prescriptions stratégiques, recadrages ou encore interventions parfois contre-intuitives en sont quelques exemples. Notre approche consiste à choisir ce qui peut être utile pour vous à un moment précis, afin de réduire ce qui vous fait souffrir et de remettre du mouvement là où la situation semble bloquée. Au fil de l’accompagnement, cette « boîte à outils » devient progressivement la vôtre, avec l’objectif de vous aider à retrouver davantage de liberté et d’autonomie.
En thérapie brève, l’outil vient après la compréhension du problème
A travers un questionnement précis, nous commençons par comprendre précisément comment fonctionne le problème aujourd’hui : quand il apparaît, ce qui le déclenche, ce que vous faites pour essayer de le résoudre et ce qui se passe ensuite, si vous êtes seul .e ou avec d’autres. C’est là qu’intervient une notion centrale de l’École de Palo Alto : les tentatives de solution. Certaines réactions qui nous paraissent pourtant logiques sont mises en place pour aller mieux, et finissent par entretenir involontairement la difficulté. Éviter, contrôler, se rassurer, anticiper ou vérifier peuvent soulager sur le moment, mais parfois renforcer le problème à plus long terme. Comprendre ce mécanisme permet alors de choisir une intervention réellement adaptée à votre situation, plutôt que d’appliquer une recette toute faite.
L’hypnose Ericksonienne : mobiliser autrement ses ressources
L’hypnose Ericksonienne fait partie des outils utilisés en séance lorsque cela paraît pertinent d’aller voir les émotions, les sensations à l’intérieur du corps. C’est un état de conscience modifiée, une transe légère au fil de la voix du thérapeute. Ainsi cela permet de mobiliser d’autres ressources, et aller explorer comment cela se passe dans le corps. Dans notre pratique, elle prend une forme très conversationnelle et s’intègre naturellement à l’échange. Elle peut notamment aider à modifier la manière dont vous percevez une situation, à prendre la mesure de certaines réactions ou à rendre plus accessibles des façons de réagir ou d’agir qui semblaient jusque-là difficiles à mobiliser.
Les exercices entre les séances : expérimenter plutôt que seulement comprendre
Une partie importante de la démarche se joue aussi entre les rendez-vous, cela caractérise même la thérapie brève. Des exercices sont proposés qui ne sont pas des « devoirs », mais des expériences pour observer autrement ce qui se passe de différent et introduire progressivement une nouvelle manière d’agir : repérer les moments où le problème apparaît, noter ce qui le déclenche, observer ce que vous faites spontanément ou encore tester une réaction différente, etc. A quoi servent les exercices entre les séances ? Ils ne sont pas là tant pour les réussir parfaitement mais pour créer une expérience nouvelle, même minime. C’est souvent en modifiant concrètement une façon de faire ou de regarder, que cela commence à bouger. Ils sont toujours adaptés à votre situation et à ce qui a été travaillé pendant la séance et dans votre contexte de vie.
Faire autrement… parfois même faire le contraire : le principe du 180°
En thérapie brève systémique et stratégique, certaines propositions peuvent parfois sembler surprenantes, voire contre-intuitives. C’est notamment le cas du 180°. Que signifie “faire le contraire” en thérapie ? Le principe est simple : lorsque vous avez déjà beaucoup essayé pour résoudre un problème, mais que vos tentatives de solutions ne fonctionnent pas ou ne fonctionnent plus, continuer à faire davantage de la même chose risque parfois d’entretenir la difficulté et même de l’aggraver. Chercher sans cesse à contrôler son anxiété peut conduire à surveiller encore davantage ses sensations. Éviter ce qui fait peur peut soulager sur le moment, mais renforcer progressivement la peur et entamer la confiance en soi. Se rassurer en permanence peut finir par augmenter le besoin d’être rassuré. Dans ce cas, le thérapeute peut proposer d’arrêter ces tentatives de solution et d’expérimenter quelque chose de radicalement différent, parfois situé à 180° de ce que vous faites habituellement. Ce n’est pas faire systématiquement l’inverse, mais rompre la logique qui alimente le problème.
Le questionnement et les recadrages : voir le problème autrement
Les questions posées pendant une séance ne servent pas uniquement à comprendre votre histoire. Elles permettent surtout d’explorer très précisément ce qui se passe aujourd’hui : quand le problème apparaît-il ? Quand disparaît-il ? Que faites-vous à ce moment-là ? Que font les autres ? Qu’est-ce qui améliore la situation, même un peu ? Qu’est-ce qui, au contraire, l’aggrave ? Ce questionnement permet de faire apparaître des mécanismes parfois devenus tellement habituels qu’ils passent inaperçus. Les recadrages consistent également à regarder une situation sous un angle différent. On ne parle pas de nier ce que vous ressentez ni de chercher à « penser positif », mais de déplacer légèrement le regard. Une autre lecture de la situation ouvre sur une autre manière de réagir et fait apparaître des possibilités qui n’étaient jusque-là pas envisagées.
Une boîte à outils qui devient progressivement la vôtre
Au fil des séances, moins d’une dizaine en moyenne,vous apprenez à mieux repérer ce qui vous enferme dans le problème, mais également ce qui vous aide à en sortir. Vous découvrez comment certaines réactions fonctionnent, comment les interrompre et quelles stratégies peuvent être utiles lorsque la difficulté réapparaît. Peu à peu, les outils expérimentés pendant la thérapie deviennent donc aussi les vôtres en dehors du travail thérapeutique . C’est l’un des objectifs de la thérapie brève : vous permettre de retrouver suffisamment de marge de manœuvre pour ne pas avoir besoin indéfiniment du thérapeute. L’accompagnement peut alors s’arrêter lorsque vous avez retrouvé les ressources nécessaires pour avancer de façon plus autonome.
Quels outils pour votre situation ?
Il n’existe donc pas un outil unique de la thérapie brève, ni une technique qui fonctionnerait de la même manière pour tout le monde mais une boîte à outils pour vous. Une crise d’angoisse, une phobie, des pensées qui tournent en boucle, un conflit de couple ou une difficulté relationnelle ne se travaillent pas exactement de la même façon.
Je cherche d’abord à comprendre comment fonctionne votre problème, puis je choisis avec vous les interventions les plus adaptées à votre situation.
Si vous souhaitez en parler avant de prendre rendez-vous, vous pouvez également réserver un appel découverte de 15 minutes afin de voir si cette approche peut vous convenir et/ou adresse votre probmlèmatique.
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