
Quand son ado montre des signes de mal-être, comment l’aider ?
La thérapie brève peut-elle être une réponse ?
Thérapie pour ados : comment se passe l’accompagnement ?
Quand un adolescent va mal, c’est souvent toute la famille qui s’inquiète. Il s’isole davantage, travaille moins, dort mal, passe beaucoup de temps sur les écrans, se met en colère, ne veut plus sortir ou semble perdre sa motivation. Les parents arrivent alors avec de nombreuses questions, et souvent aussi avec une idée assez précise de ce qu’un ado devrait être : autonome, sociable, investi dans sa scolarité, capable de prendre soin de lui et de faire de « bons choix ».
Alors, à qui s’adresse cet accompagnement ? Aux adolescents bien sûr, lorsqu’ils traversent une période difficile, mais aussi aux parents lorsque les relations se tendent, que les mêmes conflits se répètent ou que les solutions mises en place ne fonctionnent plus. En thérapie brève systémique et stratégique, l’objectif n’est pas de faire entrer l’adolescent dans une norme, mais de comprendre ce qui se passe aujourd’hui pour lui, ce qui entretient la difficulté et comment redonner progressivement à chacun davantage de marge de manœuvre et de fluidité.
En thérapie pour ados, les parents sont reçus en premier
Lors du premier rendez-vous, on reçoit d’abord les parents. Ils arrivent avec une liste d’inquiétudes : les résultats scolaires, le sommeil, les écrans, les fréquentations, le manque de motivation, les colères, l’isolement… A ce moment-là, il est important de les laisser dérouler ce qui les préoccupe. Puis, progressivement, nous quittons les généralités pour revenir à des situations très concrètes : que se passe-t-il exactement ? Qui a fait quoi ? Qu’avez-vous répondu ? Et lui, qu’a-t-il fait ensuite ? Etc. En thérapie brève systémique et stratégique, nous ne cherchons pas seulement à savoir « ce que l’ado a », mais à comprendre comment le problème fonctionne aujourd’hui dans les interactions du quotidien.
Quand aider son ado revient parfois à faire trop à sa place
Face à un ado en difficulté, les parents veulent naturellement aider. Ils réveillent, rappellent les devoirs, motivent, conseillent, conduisent, vérifient, organisent… parfois avec l’aide des frères et sœurs. Tout cela part toujours d’une bonne intention, mais peut finir par envoyer deux messages contradictoires : « Je t’aime, donc je t’aide » et, en même temps, « Je ne te crois pas vraiment capable d’y arriver seul. » Plus l’entourage prend en charge ce que l’ado pourrait expérimenter lui-même, plus il risque malgré lui de renforcer sa passivité. C’est là qu’un principe de l’approche de Palo Alto devient particulièrement utile : ce n’est pas parce qu’une solution est logique, généreuse et répétée qu’elle est efficace. Parfois, continuer à aider davantage entretient précisément ce que l’on voudrait voir disparaître.
Le “180°” : responsabiliser sans laisser tomber
Quand les stratégies habituelles ne fonctionnent plus, il peut être utile de faire un véritable “180°”. Cela ne signifie pas abandonner l’ado, ni le laisser seul face à ses difficultés. Cela consiste plutôt à cesser de faire à sa place ce qu’il est capable d’assumer lui-même. Un ado qui ne veut pas travailler peut ainsi avoir besoin de faire l’expérience d’une mauvaise note, d’un devoir non rendu ou d’une conséquence désagréable pour constater par lui-même ce qui ne fonctionne pas. Le parent reste présent, disponible et soutenant, mais il ne porte plus tout à sa place. En d’autres termes : on ne le laisse pas tomber, on lui rend ce qui lui appartient. C’est souvent à cette condition que l’ado peut commencer à reprendre confiance dans sa propre capacité à agir.
L’ado a aussi besoin d’un monde qui lui appartient
À l’adolescence, il est fréquent que le jeune se replie davantage dans son univers. Sa chambre, ses amis, ses écrans, sa musique, ses codes deviennent des territoires importants. Il parle parfois moins, répond brièvement, partage moins spontanément ce qu’il vit. Pour les parents, ce mouvement peut être difficile à comprendre et être vécu comme un rejet ou une fermeture. Pourtant, il fait aussi partie du processus d’autonomisation. Plus les parents cherchent à entrer dans cet espace, plus l’adolescent peut chercher à en fermer la porte. L’enjeu consiste donc à rester présent sans occuper tout l’espace, à maintenir le lien sans vouloir tout savoir, tout vérifier ou tout contrôler.
Faut-il intervenir dans les relations de son ado ?
Lorsqu’un adolescent traverse un conflit avec un camarade, un professeur ou un autre jeune, le réflexe des adultes est souvent d’intervenir. Pourtant, il n’est pas toujours utile d’entrer directement dans une relation dont on ne fait pas partie. En agissant à sa place, le parent peut involontairement envoyer à son adolescent le message qu’il n’est pas capable de gérer lui-même la situation. Il peut être plus aidant de réfléchir avec lui à ce qu’il veut obtenir, à ce qu’il pourrait dire ou faire différemment et au soutien dont il a réellement besoin comme un soutien thérapeutique afin notamment de muscler sa répartie.
Faire autorité sans tout contrôler
Faire autorité ne signifie pas surveiller chaque geste ni décider de tout à la place de son ado. Cela consiste à poser un cadre clair, à nommer ce qui est dangereux ou inacceptable et à expliquer les conséquences possibles. Ensuite, lorsque la situation le permet, il peut être utile de laisser à l’ado une part de choix et de responsabilité. Cette posture est parfois inconfortable pour les parents, car elle suppose d’accepter que l’ado fasse aussi ses propres expériences, y compris certaines erreurs. Mais l’autorité n’est pas la prise en charge : elle donne des repères sans piloter en permanence.
Que cherche finalement une thérapie pour ados ?
Une thérapie pour ados n’a pas pour objectif de fabriquer un ado conforme aux attentes des adultes. Elle cherche plutôt à comprendre ce qui entretient la difficulté, à interrompre les cercles vicieux qui se répètent et à redonner à chacun davantage de marge de manœuvre.
Selon les situations, le travail peut se faire avec l’ado, avec les parents ou en alternance. L’objectif reste le même : permettre au jeune de retrouver progressivement plus d’autonomie, de confiance et de capacité à agir, tout en aidant les parents à le ou la responsabiliser. Parfois, moins faire à sa place est précisément ce qui lui permet de faire davantage par lui-même.
Faire accompagner son ado
Peut-être avez-vous déjà tout essayé avec elle ou lui ?
Pourtant, malgré tous ces efforts, votre ado en est toujours au même point.
Dans certaines situations, le changement n’apparaît pas en faisant davantage de la même chose mais en explorant une autre manière d’aborder le problème.
Je suis Nathalie Touzain, thérapeute formée à la thérapie brève systémique et stratégique issue de l’École de Palo Alto ainsi qu’à l’hypnose Ericksonienne conversationnelle.
Je vous accompagne vous et votre ado dans un cadre bienveillant et confidentiel afin de comprendre les mécanismes qui entretiennent aujourd’hui la souffrance et apaiser la vie familiale.
Je vous propose un appel découverte de 15 minutes pour échanger sur la situation. Vous pouvez prendre rendez-vous directement pour une consultation au cabinet à Paris 16e ou en visio via Médoucine.
A lire aussi :
Afin d’approfondir votre réflexion, vous pourriez également être intéressé(e) par les sujets suivants :